Les jardins d'albertas

PRESENTATION




Des jardins classés Monument Historique

Lorsqu’il décide, vers 1740, de créer un nouveau château et des jardins sur sa terre de Bouc, Jean-Baptiste d’Albertas est Premier Président de la cour des comptes, aides et finances de Provence, à Aix-en-Provence.
Puissant personnage de l’administration royale de la province, il est issu d’une ancienne famille arrivée d’Italie en Provence, à Apt, au milieu du XIVème siècle. Installée dès le XVème siècle à Marseille, la famille d’Albertas participe à l’essor formidable du commerce marseillais en Méditerranée. Comptant rapidement parmi les plus riches familles de négociants de la ville, elle compte plusieurs « consuls » qui administreront la citée phocéenne au cours des XVIème et XVIIème siècles.
Dès 1563 ils acquièrent d’immenses domaines à Gemenos à l’Est de Marseille, mais c’est à la fin du XVIIème siècle que Marc-Antoine d’Albertas s’installe à Aix et à Bouc, par son mariage avec Madeleine de Séguiran. C’est son fils, Henri-Reynaud, qui devient Premier Président de la Cour des comptes, une charge qui se transmettra à son fils puis à son petit fils, jusqu’à la révolution. A Bouc, où il hérite d’une bastide du XVIIème siècle, Jean-Baptiste d’Albertas a des projets grandioses, et s’il renonce à créer un nouveau château, il réalise dans un vallon frais et bien arrosé par plusieurs sources les jardins qui peuvent encore aujourd’hui se visiter.

Aujourd’hui classés Monument Historique, les jardins de Bouc-Bel-Air, associent à la grande tradition des jardins italiens de la renaissance, l’esprit du jardin " à la française " et une adaptation aux contraintes du climat provençal. Grâce au respect de la famille d’Albertas, qui a su maintenir vivant un jardin qui lui appartient toujours, le dessin des jardins est resté intact. Centré sur le château absent, le jardin est organisé comme un théâtre avec des promenades latérales encadrant une succession de terrasses : la terrasse des bosquets, celle du parterre de broderies, celle enfin du potager. On accède à cette partie du jardin en suivant les allées de marronniers qui conduisent au grand canal, à la grotte puis au bassin des dix-sept jets, l’un des chef-d’œuvres de l’art des fontaines en France.

 



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