- Journées des plantes 2007
- Présentation
- Programme
- Exposants
- Partenaires
- Visiteurs
- Infos pratiques
- Charte des exposants
- Contact presse
- Archives
![]() |
||||||||
|
|
HISTORIQUE
|
|||||||
![]() |
L’histoire des Jardins d’AlbertasC’est par son mariage en 1673 avec Madeleine de Séguiran que Marc-Antoine d’Albertas entre en possession de la terre de Bouc. Ce n’est qu’en 1751 que son petit-fils Jean-Baptiste d’Albertas fait établir un plan détaillé des jardins qu’il souhaite réaliser pour son futur château de Bouc. A l’époque n’existait qu’un pavillon destiné à de courts séjours d’agrément. Le projet du château est abandonné quand Jean-Baptiste d’Albertas hérite de la terre de Gémenos, dans sa famille depuis 1563. Cependant, il poursuit la réalisation des jardins. |
C’est bien un passionné de paysages; à Gémenos, il embellit aussi le parc extraordinaire du château et le vallon de Saint-Pons (aujourd’hui presque totalement disparu). Le 14 juillet 1790, il est assassiné à Gémenos alors qu’il offre un banquet à la Garde Nationale en l’honneur de la fête de la Fédération.
Son fils Jean-Baptiste Suzanne sera ensuite fait pair de France par Louis XVIII et nommé Préfet des Bouches-du-Rhône. |
|
Restauration des jardinsEn 1949, Jean d’Albertas entame une campagne de restauration des jardins, abandonnés alors depuis plus d’un demi-siècle. Depuis 1993 ont été entrepris la restauration du réseau hydraulique, du «bassin des tritons», de l’essentiel de la statuaire, des murs structurant les terrasses, de la nappe d’eau. La terrasse des parterres a été entièrement refaite ainsi que les plantations de buis et de chênes verts. L’allée d’accès a été replantée selon les alignements d’origine. Les bassins et jets de la terrasse des parterres seront également reconstitués. Une œuvre de longue haleine qui est aussi une passion et un projet qui associe trois générations de la famille autour d’un patrimoine transmis depuis plus de trois siècles.
|
Le grand amour de CasanovaA l’automne 1749, près de Bologne, Casanova rencontre une mystérieuse provençale qui sera sa plus romanesque aventure. Sans avoir dévoilé sa véritable identité «Henriette» disparaît après quelques mois de passion commune. |
Les jardinsComme à Gémenos, c’est un site exceptionnel; un vallon, véritable théâtre de verdure, et surtout la présence de l’eau, miraculeuse en Provence. Un sens aigu de l’architecture et des volumes transparaît dans la mise en forme du site. Terrasses, murs, bassins structurent le paysage et font référence à la fois à la tradition du jardin «à la française» (Lenôtre, d’Argenville), et aux influences italiennes si présentes en Provence et à Aix. Ainsi, les différentes terrasses ménagent des surprises successives au promeneur. Les quatre statues monumentales d’Hercule, du Gladiateur, de David et du gladiateur Borghèse sont peu communes dans les parcs provençaux. L’art des fontainiers a canalisé l’eau des quatre sources en un réseau complexe de galeries, citernes, voûtes, vannes et bassins qui surversent les uns dans les autres. L’utile et l’agréable se rejoignaient; le réseau hydraulique permettait le jaillissement des fontaines les jours de fêtes, mais il accumulait aussi, grâce aux bassins, les réserves d’eau nécessaires à l’arrosage des terres cultivées. De même, le «Boulingrin» (prairie) entre le grand canal et le bassin des Tritons (dit des 17 jets) était orné sur le plan d’origine (daté de 1751) par un jardin potager. Comme à Villandry, les variétés de légumes constituaient un magnifique décor de formes et de couleurs. Au-dessus des quatre Atlantes, la terrasse des parterres, conçue pour être découverte des terrasses supérieures, ouvrait le paysage du vallon et attirait l’œil par ses bordures de buis et ses bassins et jeux d’eaux. |