- Journées des plantes 2010
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HISTORIQUE
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L’histoire des Jardins d’AlbertasDe nouvelles recherches nous permettent de remonter jusqu’aux années 1650 pour retrouver les origines du jardin. Henri de Séguiran, Premier Président de la Cour des Comptes et Lieutenant des Mers pour le Cardinal de Richelieu, est seigneur de Bouc. C’est lui qui a entrepris les réparations nécessaires à son château fortifié, dont les restes dominent toujours le village, et a fait de nombreux achats de jardins « en dessous de la fontaine » du village, lieu privilégié pour la culture des légumes, pour donner l’espace nécessaire au jardin d’agrément. |
Lors du décès de son fils, Reynaud, en 1678, le jardin ressemblerait plus à son état actuel. Nous savons qu’il y avait quatre grandes statues (« le Gladiateur… Mars… un frondeur… Hercule…), huit tritons en pierre de Calissanne et des jets d’eau, cascades, bassins et le « dôme des coquillages » (salle de fraîcheur). En 1673, par son mariage avec Magdeleine de Séguiran, Marc Antoine d’Albertas entre en possession de la terre de Bouc. Nous savons peu de chose des travaux continués par leur fils, Henri Reynaud d’Albertas, à son tour Premier Président de la Cour des Comptes, à qui nous devons la création de la remarquable place d’Albertas à Aix. Son fils, Jean-Baptiste possède un jardin encore plus riche en bassins et sculptures, mais, en vrai passionné de plantes et de paysages, il trouvera dans ses terres de Gémenos la place qu’il lui faut pour réaliser un cadre exceptionnel de jardins à la française et, dans le vallon de Saint-Pons, de jardins plus romantiques. Le plan daté de 1751 des jardins de Bouc (qui a fait daté les jardins du XVIIIème pendant des générations) semble montrer une idée d’aménagements possibles, avec l’emplacement d’un château, jamais réalisé. Le 14 juillet 1790, Jean-Baptiste d’Albertas est assassiné à Gémenos alors qu’il offre un banquet à la Garde Nationale en l’honneur de la fête de la Fédération. Son fils Jean-Baptiste Suzanne sera ensuite fait pair de France par Louis XVIII et nommé préfet des Bouches-du-Rhône. Pour ce dernier, Bouc sera son « jardin de ville… une tabatière » qu’il surveille sans cesse, de près ou de loin, précisant le choix de cerisiers à planter, gérant ses domaines avec soin, partageant avec son fils, Alfred, le plaisir du souvenir des paysages et du soleil provençal quand, tous les deux, ils passent du temps à Paris. |
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Restauration des jardinsEn 1949, Jean d’Albertas entame une campagne de restauration des jardins, abandonnés alors depuis plus d’un demi-siècle. Depuis 1993 ont été entrepris la restauration du réseau hydraulique, du «bassin des tritons», de l’essentiel de la statuaire, des murs structurant les terrasses, de la nappe d’eau. La terrasse des parterres a été entièrement refaite ainsi que les plantations de buis et de chênes verts. L’allée d’accès a été replantée selon les alignements d’origine. Les bassins et jets de la terrasse des parterres seront également reconstitués. Une œuvre de longue haleine qui est aussi une passion et un projet qui associe trois générations de la famille autour d’un patrimoine transmis depuis plus de trois siècles.
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Le grand amour de CasanovaA l’automne 1749, près de Bologne, Casanova rencontre une mystérieuse provençale qui sera sa plus romanesque aventure. Sans avoir dévoilé sa véritable identité «Henriette» disparaît après quelques mois de passion commune. |
Les jardinsComme à Gémenos, c’est un site exceptionnel; un vallon, véritable théâtre de verdure, et surtout la présence de l’eau, miraculeuse en Provence. Un sens aigu de l’architecture et des volumes transparaît dans la mise en forme du site. Terrasses, murs, bassins structurent le paysage et font référence à la fois à la tradition du jardin «à la française» (Lenôtre, d’Argenville), et aux influences italiennes si présentes en Provence et à Aix. Ainsi, les différentes terrasses ménagent des surprises successives au promeneur. Les quatre statues monumentales d’Hercule, du Gladiateur, de David et du gladiateur Borghèse sont peu communes dans les parcs provençaux. L’art des fontainiers a canalisé l’eau des quatre sources en un réseau complexe de galeries, citernes, voûtes, vannes et bassins qui surversent les uns dans les autres. L’utile et l’agréable se rejoignaient; le réseau hydraulique permettait le jaillissement des fontaines les jours de fêtes, mais il accumulait aussi, grâce aux bassins, les réserves d’eau nécessaires à l’arrosage des terres cultivées. De même, le «Boulingrin» (prairie) entre le grand canal et le bassin des Tritons (dit des 17 jets) était orné sur le plan d’origine (daté de 1751) par un jardin potager. Comme à Villandry, les variétés de légumes constituaient un magnifique décor de formes et de couleurs. Au-dessus des quatre Atlantes, la terrasse des parterres, conçue pour être découverte des terrasses supérieures, ouvrait le paysage du vallon et attirait l’œil par ses bordures de buis et ses bassins et jeux d’eaux. |